A vrai dire il y a quelque chose d’assez invraisemblable à propos du FdG qui serait anti-national... anti-nationaliste, ça oui, mais profondément patriotique ! Et je ne parle pas du programme de relance faisant de ce programme le plus ambitieux en terme de puissance pour la France.
Cette bêtise en contradiction totale avec le programme du FdG m’a permis de comprendre la réalité derrière le discours, à travers les raisons qui l’amènent à penser cette contradiction :
Ce monsieur confonds probablement la race, le passé mythique et idéalisé de la France, les frontières, les traditions, bref la mystique fasciste nationaliste avec la nation.
La France est ainsi réduite a des questions déconnectées du monde réel et veux donc adapter le monde réel à sa vison biaisée des choses. C’est cela qui l’amène à vouloir diviser des Français entre ceux qui correspondent à cette utopie nationaliste et ceux non-voulus. C’est cela qui l’amène à ne pas vouloir l’intégration ou l’évolution de la culture au gré des influences et des mouvements, comme cela a toujours été le cas... Bref la contradiction de base entre les chantre de la France puissante... mais figée dans un passé qui n’existe plus, qui n’a jamais vraiment existé tel qu’il est idéalisé et qui ne pourra jamais se produire.
Sans amalgame exagéré, cela rappelle ces chantres du nationalisme, qui pourtant étaient tous derrière Pétain, l’homme des forces étrangères. La défaite est préférable à la victoire tant que les croyances dans les dogmes mystiques nationalistes et les traditions sont respectées... c’est la différence entre l’amour de la patrie et l’amour de la nation, dans un de ces cas, l’idéologie prend le pas sur le soi-disant désir de puissance.
Ainsi la préférence pour l’UMP soumis à l’Otan ou du FN « sauve qui peut » plutôt que FdG montre clairement où vont les priorités derrière le discours : la puissance et la grandeur de la France est une chose, mais au moment du choix une France qui recule ou qui se soumet mais qui lutte contre les changements est préférable à une France forte qui ne nie pas le présent et veut construire un avenir ce qui signifie forcément des changements.
Le jour où le FdG réussira à faire comprendre aux nationalistes qu’il n’y a pas de puissance et pas d’avenir sans progrès, que la France ne peut pas être ce pays tant aimé dans la pauvreté et la misère obligatoire qu’entrainent les politiques de droite, peut-être cette extrème-droite qui aime tant son pays acceptera de comprendre que même si leur fond idéologique ne change pas, la patrie est une notion qui a un avenir contrairement à la nation qui est forcément figée dans le passé puisqu’elle se défini à travers lui et est donc hermétique au changements. Mais pour cela il faut arrêter de voir une partie des français comme n’appartenant pas à la nation.
Chacun a sa définition de ce qu’est la nation, mais il n’ y a qu’une patrie.