Votre analyse est correcte mais vous oubliez de tenir compte de deux éléments :
- en 2002 la participation était beaucoup plus faible qu’en 1995 et surtout qu’en 2007 et 2012. Le poids des candidats de la gauche de la gauche en 2012 n’en est que plus important en valeur absolue.
- En réunissant 11,1 % des suffrages exprimés, Mélenchon a réussi à faire ce que personne n’avait plus réussit à faire depuis Marchais en 1981 : réunir tout l’électorat de la gauche radicale, moins 1,7 % d’irréductibles, sur une seule et même candidature. Autrefois fois la gauche radicale était confuse et divisée : on devait compter ensemble Arlette, Besancenot et le PCF qui n’avaient pas du tout les mêmes objectifs. Cette fois-ci le Front de gauche a réussi à s’imposer comme la force hégémoniques à gauche du PS et cela accroît considérablement l’efficacité de la gauche radicale.