A quelques jours de l’élection présidentielle il serait bon de parler à
la minorité agissante de gauche qui prône l’abstention ou le vote blanc.
Quitte à la choquer. En renversant les termes : qu’elle intériorise
enfin qu’elle ne s’abstient pas de voter pour le candidat socialiste mais contre
le président le plus à droite de la cinquième République. Elle
s’abstiendra d’un devoir fondamental en démocratie, celui de la
sanction. Sans ce geste citoyen qui vise à punir ce qui a été dit et
fait pendant cinq ans, elle fait taire ce qu’elle a vécu au nom de ce
qu’elle craint
Tout est dit.
Entièrement d’accord avec votre analyse, Monsieur Koutouzis.
L’abstention ou le vote blanc, dans les conditions que nous connaissons, revient à un abandon de poste devant l’ennemi.