Pour l’EPR, c’est la maîtrise de la qualité qui n’a pas été respecté (cas des bétons, des platines), et quand l’ASN dit stop, vous arretez et vous recommencez, ce n’est pas pour rien.
Ensuite, toute tête de série industrielle essuie les plâtres. On se rattrape ensuite sur les prochaines constructions en capitalisant le REX. Les finlandais, malgré les déboires initiaux, va construire un 2éme EPR, preuve de leur confiance en Areva.
Le cas de Brennilis (réacteur à eau lourde) est une suite de tâtonnement industriel et d’erreur administrative. Pour une vitrine du démantèlement, c’est pas le top je vous l’accorde, mais quand tout sera rodé ça peut bien tourner. Le problème ce n’est pas le temps réel pour démanteler mais d’être sur que les flux sont présents, disponibles et réglés à la même vitesse. Le cas de l’arrêt d’ICEDA va encore rallonger ce temps.
Le début réel du démantèlement (DEM) date de 1997 à 2007. La mise à l’arrêt définitif (MAD) date de 1985 à 1997. De 2007 à 2011 il y a eu suspension du démantèlement suite à l’annulation du décret d’autorisation.
Le problème c’est le financement qui, je pense, n’a pas été régulé comme il se doit. Comme le dit Lacoste de l’ASN (débat en commission), concernant la loi de financement, celle-ci a été détourné de l’esprit de la loi tel que cela été défini au début (en résumé : on démantèle quand la totalité des actifs sont présent).
Entre temps, il y a eu changement de tactique de la part d’EDF, qui du démantèlement différé a choisi le démantèlement immédiat, ce qui à mon avis a dus bousculer un peu les choses en terme d’organisation et de moyens
Le démantèlement est une industrie jeune (vingtaine d’année) ce qui est court dans ce secteur ; ça ne peut que s’améliorer avec le temps