Contrairement à ce qu’on lit partout,
les sociétés arabo-musulmanes, tout comme autrefois les pays du sud
de l’Europe (Italie, Grèce, Sicile) sont des sociétés MATRIARCALES
!
Pour les femmes mariées et mères de
famille, la priorité est qu’une petite jeune femme, mince et
audacieuse, ne viennent pas leur piquer leur mari !
Elles ont donc conçu ce système
qu’elles perpétuent depuis des siècles, en éduquant leurs enfants,
garçons et filles dans ce sens : se voiler, s’habiller de façon à
rendre toute séduction impossible. Leur mari peut aller passer toute son
après-midi au bistro ou au marché : il ne verra rien, il n’aura
aucune possibilité d’engager la conversation... et il se vengera peut-être en pinçant les fesses si le bus n’a pas (encore) de compartiment séparé !
J’ai travaillé cinq ans au
Moyen-Orient, au contact de la population, et j’ai senti une intense
frustration chez les hommes, qui se réfugient soit dans la religion, ou alors
l’alcool et les cassettes pornographiques ( je n’en ai jamais vu
autant qu’en Arabie Saoudite)
Ce ne sont certainement pas les hommes
qui veulent la perpétuation du système ! Souvenez vous des vieux films français
ou italiens : le personnage central, c’est la « mamma » ou en
France, la belle-mère acariâtre. Le mari n’est qu’un pantin
grotesque entre les mains de sa femme.
Les rebelles, ce sont
les jeunes femmes qui aimeraient séduire.
Je me souviens des
jeunes étudiantes en médecine saoudiennes, à l’hôpital à Jeddah,
qui pour contester, laissaient dépasser une mèche de cheveux de
leur voile.
Mais, en dehors des heures de visite, les mères de
famille, le corps déformé par une douzaine de maternités, buvaient
tranquillement le café entre elles, comptaient leurs bracelets d’or,
et avaient l’air parfaitement heureuses...