Jean Giono, peintre inégalé de la campagne provençale dans ce qu’elle a de plus profond et de plus mythique.
Mais il y a plus.
Sa gouache emprunte à l’un des principaux traits de génie de l’écrivain : la simplicité.
Comme elle nous manque cette simplicité…
Á cet égard, deux romans magistraux de Jean Giono, « le hussard sur le toit » et « Angelo », nous donnent une sublime peinture politique et sociale de l’effondrement total d’une société par écroulement brutal et soudain de ses assises collectives.
Dans « le hussard sur le toit » et « Angelo », il s’agit des conséquences et des effets du choléra en Provence dans la seconde partie du 19° siècle.
Cette situation est tout à fait comparable à la pulvérisation totale, profonde et soudaine de la société française en juin 1940…
C’est dans ce cadre que Jean Giono nous livre cette magistrale pensée : « Il n’est de pire danger que des braves gens qui n’ont plus peur du gendarme. ».
Tirons en notre profit !