Si la chancelière allemande maintient ces positions au
sommet des 28 et 29 juin, je crains que la France finisse tôt ou tard par être,
elle aussi, confrontée, à une envolée des taux d’intérêt de ses emprunts d’Etat
sur les marchés financiers en raison de ses problèmes économiques :
déficits publics, désindustrialisation de plus en plus poussée et déficit
extérieur qui indiquent que l’économie française est confrontée à un problème
de compétitivité. Voir cette étude de Jacques Sapir intitulée : « Pour
l’Euro, l’heure du bilan a sonné. Quinze leçons et six conclusions » :
http://halshs.archives-ouvertes.fr/docs/00/71/03/75/PDF/FMSH-WP-2012-12_Sapir1.pdf
Cette étude souligne
et explique que la crise de liquidité que la zone euro subit actuellement n’est que le résultat
d’une crise de compétitivité à la fois plus profonde et plus longue.