[Je crois beaucoup, surtout, à la volonté de certains auteurs de nuire comme ils peuvent à la chrétienté.]
Considérant le fait évident que chercher à rétablir certaines vérités contribue à démythifier et décrédibiliser les légendes, on peut en effet considérer qu’il y a nuisance. Cela n’indique pas nécessairement que tous ceux et celles qui cherchent et doute de la véracité du mythe chrétien (ou d’autres mythes) aient une volonté de nuire : chercher la vérité n’indique pas en soi une volonté de nuire. Cela est prit pour une volonté de nuire par ceux ou celles qui se sentent agressés dans leurs croyances. On peut comprendre.
Pourtant, quel paradoxe ! Si ces mêmes personnes qui se sentent agressées avaient réellement foi en la véracité du récit biblique, en quoi l’opinion contradictoire pourrait-elle les nuire ? S’ils ont la foi, les doutes et remises en cause des athées et des agnostiques ne devraient pas les atteindre. Mieux encore, s’ils étaient tellement convaincus, ils mettraient en application les préceptes de leur foi et prendraient en compassion ces mécréants épris de doutes, ils prieraient pour eux, ou, s’ils s’en sentent la capacité, ils tenteraient, avec patience et bienveillance, de montrer qu’ils se trompent, d’apporter des preuves de la véracité de leur récit.
Ce que tout cela révèle, c’est qu’en réalité, de plus en plus de croyants n’ont pas foi en leurs mythes. Ils savent, au fond d’eux, que tout cela n’est plus très crédible. Sous prétexte de défendre leur religion, leur foi, leur croyance, en réalité ils défendent leurs dogmes et leurs traditions moribondes. Leur cause est plus identitaire que religieuse.
Ils sont libre de pratiquer leur religion et leur culte, en privé ou au sein de leur communauté religieuse (ou de leur secte), mais cela ne leur suffit pas : il faudrait que les autres se taisent, n’émettent ni critique ni contradiction, ne sèment pas le doute dans les esprits si fragiles de leurs ouailles. Il leur faudrait, en plus de la soumission des fidèles, la soumission de tous les autres.
Ils sont libre de pratiquer leur religion ; nous sommes libre d’exercer notre droit d’opinion. En particulier sur un espace d’expression citoyen appelé « Agoravox ».
Cordialement,
Morpheus