Magnifique note de synthèse et appel au sursaut lucide de la classe politique européenne.
Je
ne suis pas tout à fait d’accord pour dire que les états ont délaissé
leur pouvoir monétaire. Après tout, ce sont bien les instances
gouvernantes de l’EU qui décident de la mission attribuée à la BCE. Et
il me semble bon que cette mission ne change pas tous les 4 matins. Ce
qui n’empêche pas de s’interroger sur le rôle exact qu’elle devrait
avoir, quitte à le redéfinir de temps en temps statutairement. Le fond du problème est ailleurs : encore faut-il que tous
les violons s’accordent sur le sujet. Je crains qu’on en soit encore
très loin.
Pire, il n’est pas certain que l’intérêt des gouvernants actuels soient d’oeuvrer dans le sens d’un changement de paradigme économico-financier en Europe. Si les lobbies ont tellement d’influence, c’est à la fois parce qu’ils ont en face d’eux des dirigeants timorés qui n’ont pas vraiment de vision, mais aussi parce que, trop souvent, leur soif personnelle de pouvoir et d’argent les place carrément en conflit d’intérêt avec la mission de service publique qu’ils ont été élus pour remplir.