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André-Jacques Holbecq 15 juillet 2012 16:21
André-Jacques Holbecq

Loin de moi l’idée de vouloir poursuivre ce débat sans fin ici sur Agoravox mais je propose à tous les internautes intéressés par les détails de lire l’article original de Liior et de Magali sur le blog de Liior à l’adresse http://www.theorie-du-tout.fr/2012/03/loi-1973-rothschild.html et en particulier les commentaires.

Voir en particulier les commentaires de « Sam » et les réponses de Liior... et voici également le commentaire que j’y ait fait :

Les encours de la Banque de France furent donc limités à un montant maximal de 20,5 milliards de francs (soit environ 2% du PIB), dont 10 milliards d’avances non assujetties au paiement d’intérêt. Ce qui nous ferait une limite actuelle d’environ 38 milliards d’euros . Pas négligeable néanmoins.

Mais l’article 19 prévoyait bien que l’État pouvait passer de nouvelles conventions avec la Banque de France !

Ce n’est donc pas exactement « techniquement » qu’il y a eu verrouillage par la loi de 1973 . Cette loi, qui encadrait seulement cet avantage, n’est qu’une étape dans un long processus de verrouillage qui a été complété sans laisser de porte de sortie par l’article 104 du Traité de Maastricht (mis en application le 1 er janvier 1993).

Revenons aux années 1973 et suivantes : ce montant de 20,5 milliards de francs n’a progressivement plus pu couvrir les besoins de trésorerie de l’État (correspondant aux décalages entre les recettes et les dépenses) il n’a pas été réévalué malgré l’inflation galopante qui a suivi ces années (dans les 10 ans qui ont précédé 1973, l’inflation moyenne annuelle fut de 4,4% alors qu’elle fut de 12,2 % les 10 ans qui ont suivi), et il a fallu augmenter les appels aux marché avec des taux d’intérêts qui ont fini par devenir importants et fait croître la dette d’une façon exponentielle.

Ce qui est le plus désolant c’est qu’entre 1973 et 1992, de ce fait, la dette publique est passée de 20% à 40% du PIB soit en valeur de 30 milliards d’euros à 440 milliards d’euros (d’environ 160 milliards d’euros en 1973 à 600 milliards en 1992, exprimés en valeur 2011) … nous payons encore les intérêts sur cette augmentation de dette, comme nous les payons par emprunts lorsque le solde primaire des budgets est lui-même inférieur au montant des intérêts.

Merci à tous de votre intérêt dans la recherche de la « vérité » mais souvenez vous de la réaction de VGE lorsque, il y a plusieurs années, je lui ai demandé le « pourquoi » de cette loi. Sa réponse ne fut pas celle seulement d’une « simplification » des textes existants mais très précisément  :

//Réponse de VGE :

"Par Valéry Giscard d’Estaing le vendredi 25 juillet 2008, 14:26 - Réponses aux bloggeurs -
@ A-J Holbecq : Réforme des statuts de la Banque de France

La réforme des statuts de la Banque de France, adoptée sous le mandat de Georges Pompidou et lorsque j’étais Ministre des Finances, est une réforme moderne qui a transposé en France la pratique en vigueur dans tous les grands pays : il s’agissait à l’époque de constituer un véritable marché des titres à court, moyen et long terme, qu’il soit émis par une entité privée ou publique.

La possibilité du prêt direct de la Banque de France au Trésor public a généré partout où il fut appliqué une situation d’inflation monétaire permanente. Votre remarque sur l’endettement public est inexacte et révélatrice : vous semblez penser qu’une dette du Trésor public envers la Banque de France ne serait pas décomptée comme faisant partie de la dette de l’administration publique. En réalité, il y a dans ce domaine des règles bien connues qui définissent le montant des avances et prêts de l’institut d’émission en faveur du Trésor public, avances et prêts qui ont évidemment vocation à être remboursés et qui figurent de ce fait dans le montant de la dette publique. Ce que vous supposez consiste à dire qu’on aurait pu remplacer un endettement visible et structuré par une simple émission monétaire. Mais ce serait ouvrir les bras au retour à l’inflation des années 1950." //

C’est donc toujours la même réponse : émission monétaire centrale = inflation, mais l’émission monétaire privée ne le serait pas ... ce qui fait bien rire lorsqu’on voit l’inflation moyenne des 10 années qui ont suivies 1974 : 3 fois plus importante que celle des 10 ans qui ont précédé 1973 !



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