Bilan énergétique de la France pour 2011 (page 32)
http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr/fileadmin/documents/Produits_editoriaux/Publications/R eferences/2012/R%C3%A9f%C3%A9rences.%20Bilan%20%C3%A9nerg%C3%A9tique%20pour%202011%20vers%20fin.pdf
4 La transformation et l’acheminement d’énergie : hors pertes et ajustements, une forte
diminution
Entre les sources d’énergie primaire extraites du sous-sol et le consommateur final, il y a l’activité de la branche énergie, qui intervient pour fabriquer et livrer à l’usager l’énergie qui correspond à sa demande. Ceci inclut le raffinage du pétrole, la cokéfaction du charbon, l’activité des centrales thermiques qui utilisent l’énergie primaire fossile (gaz, charbon, pétrole), renouvelable ou nucléaire pour la transformer en électricité.
Ceci inclut aussi le transport et la distribution de l’énergie jusqu’à l’usager final. Ces opérations indispensables comportent fatalement des consommations intermédiaires et des pertes, proportionnelles à l’activité. Les pertes de loin les plus importantes en volume sont celles du nucléaire, puisque la convention internationale est de considérer que l’énergie restituée sous forme d’électricité est égale à un tiers de l’énergie totale dégagée par la réaction. Les deux autres tiers sont comptabilisés comme des pertes. Il s’agit par exemple de la chaleur qui produit le panache de vapeur d’eau audessus des centrales. Cette convention explique le très gros écart entre l’électricité primaire d’origine nucléaire et l’électricité finale d’origine nucléaire. Les centrales thermiques classiques ont également des pertes de rendement du même ordre, mais qui, en France, représentent des volumes beaucoup moins importants.