Il paraît assez évident que la planche à billets est le dernier recours pour empêcher l’éclatement de la zone euro. Les allemands n’y sont pas favorables (la planche à billets serait un chemin fatal selon porte-parole de la Banque fédérale d’Allemagne) :
Mais il n’y a plus d’autre choix que de
suivre ce chemin pour empêcher l’éclatement de la zone euro. Voir à
propos de ce chemin : « Zone euro : la monétisation des
dettes par la BCE nous achèvera » (une étude datant du 25 Mai
2011) :
http://la-chronique-agora.com/zone-euro-monetisation-dettes-par-bce-nous-achevera/
Citation : « Il n’y a certes pas de limite technique, comme nous l’avons vu, à l’accroissement de la taille du bilan d’une banque centrale. Mais il y a une limite financière. En effet, la création monétaire incontrôlée (au passif de la Banque centrale) et l’accumulation d’actifs financiers de qualité médiocre (à l’actif du bilan de la banque centrale) vont provoquer une forte dévalorisation de la monnaie. Cela porte plusieurs noms : perte de pouvoir d’achat de la monnaie, hyperinflation, rejet de la monnaie, stockage d’actifs physiques au rang desquels l’or, la pierre et la terre. »
Si les injections de liquidité de la BCE sont énormes (et pour répondre aux besoins de l’ensemble des pays en difficulté de la zone elles ne peuvent être qu’énormes) jusqu’à quel point l’euro baissera ? Qui dit baisse de l’euro dit baisse aussi des marchés actions européens car les investisseurs extérieurs encore présents doivent se retirer. Voir une autre étude dont l’original en anglais date du 7 avril 2009 intitulée : « Zone euro : l’analyse qui donne froid dans le dos » :
http://blog.turgot.org/index.php?post/Connolly
L’auteur considère qu’il n’ y a que deux voies pour sauver la zone euro : Soit une dévaluation très importante de l’euro, soit des transferts financiers très importants, de nature permanente (pas de simples prêts), accordés par les autres pays membres de la zone euro qui, eux, sont en excédent. L’auteur indique : « il a été calculé qu’aujourd’hui, si on voulait tout faire pour éviter aux pays à balance déficitaire (France comprise) de sombrer dans la dépression, c’est 7% du PIB allemand qu’il faudrait leur transférer ad vitam aeternam. », ce qui est bien évidemment exclu.
A propos de l’autre Solution il dit : « Une dépréciation substantielle de l’euro permettrait aux pays à déficit de la balance courante d’accroître leurs exportations nettes pour compenser la chute de leur demande intérieure. Leur niveau de vie chuterait par rapport à ses niveaux de l’époque Madoff, mais au moins on éviterait la dépression, le chômage de masse, la déflation, les faillites et un éventuel effondrement politique et social. Cependant, comme près de la moitié du commerce extérieur de ces pays se fait avec la zone euro, et que leur situation initiale est franchement mauvaise, il s’ensuit que, pour obtenir le résultat recherché, il faudrait que la dévaluation de l’euro soit très forte. Des calculs ont été faits qui laissent entendre qu’il faudrait que l’euro tombe de 1,57 $ à 60 cents pour obtenir un impact suffisamment significatif sur l’économie des pays à balance déficitaire. Mais cela entraînerait en contrepartie une hausse galopante des prix en Allemagne. En se fondant sur l’utilisation du modèle de la BCE, ces calculs font apparaître qu’une telle dévaluation pourrait entraîner une hausse des prix allemands de l’ordre de 70% en cinq ans.
L’auteur considère que l’Allemagne s’opposera à ces deux solutions. Reste donc les solutions allemandes qui sont, pour le moment, toujours en vigueur dans la zone Euro. Ce qu’en dit l’économiste Christian Saint Etienne :
« L’avènement de l’euro s’est soldé par la mise en place d’un modèle exportateur dans les pays d’Europe du Nord et un modèle de déficit de la balance courante de 3 à 4 points de PIB dans ceux du Sud. Et aujourd’hui, le bloc du Nord tente de faire adopter son modèle industriel exportateur par le bloc du Sud qui a fondé son modèle sur la dépense publique à crédit. Nous sommes pourtant confrontés à l’impossibilité technique de le faire dans un monde organisé en trois grandes zones entre les Etats-Unis, déficitaires, le Japon et la Chine, excédentaires, et la zone euro. Si cette dernière devient exportatrice alors qui consommera ? Nous assisterons également à une violente chute de l’euro. »
Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Ubuntu, PHP, MySQL, CKEditor.
Site hébergé par la Fondation Agoravox
A propos / Contact / Mentions légales / Cookies et données personnelles / Charte de modération

