@Germain
de Colandon :
Un « visionnaire » ?
Qu’en sais-je ? Qu’en pensez-vous ? Veuillez
développer, s’il vous plaît. Cela
semble intéressant.
@Actias
et consorts :
Concernant
ses propos,
je risque d’être hors sujet, mais, je ne
peux tout laisser passer :
J’avais
pensé répondre argument contre argument, mais, quand, à
propos de la France, je lis des stupidités comme « l’explosion
de l’immigration de peuplement », « on
n’a jamais demandé aux Français leur avis sur la question »
et surtout, « [la France] qui glorifie le métissage et la
haine de sa propre culture », je me dis qu’il est inutile
de contrer ce genre d’individu de cette façon.
J’apporte
seulement quelques précisions :
‒
L’histoire de la Chine et celle de la France sont toutes deux
millénaires : il est normal qu’elles aient atteint
leur niveau actuel, en fait, elles devraient être sur le podium dans
quasiment tous les domaines. Est-ce le cas ? Non ! Ne
parlons même pas de la Grèce et de l’Italie, berceaux (à ce que
je crus comprendre, en tous cas) de la si grande civilisation
européenne.
‒ L’histoire
des États-Unis et celle du Brésil sont uniquement
et seulement
séculaires et basées
presque exclusivement
sur une immigration de peuplement :
je ne me rappelle pas qu’on ait sérieusement
demandé l’avis des
autochtones, c’est-à-dire, des
Amérindiens (les
fameux « peaux-rouges ») ou des
peuplades d’Amazonie, pour ce faire. Si ? Alors, désolé, je
n’étais pas au courant. Les autochtones
qui s’en plaignent aujourd’hui sont
ultra-minoritaires, pour ne pas dire négligeables (je ne parle pas
des problèmes environnementaux qui n’ont rien à voir avec
le contexte de cette discussion). Si
on devait appliquer la politique sécuritaire (l’immigration
notamment) de l’extrême-droite
européenne durant
ces époques reculées,
jamais les États-Unis et le Brésil n’auraient atteint leur niveau
de prospérité actuel.
‒ Le
Brésil, pays émergent fortement métissé (résultat direct et
visible de l’immigration), dépassa
récemment la Grande-Bretagne, pays aussi
millénaire (je crois bien), autrefois un
empire craint et respecté par le monde entier. Il
n’y a pas que les favelas
et la samba au Brésil. Et, quel pays
essaie de vendre des avions de combat Rafale au
Brésil ? Je vous le donne en mille.
‒
Au Japon (ce pays
« fermé »),
le passage de l’ère Meiji au Japon
« moderne » (je mets les guillemets pour éviter de
choquer) se fit en quarante années à peine. Ce que beaucoup
ignorent est que le Japon ne toléra pas de présence étrangère
pendant l’ère Sakoku (Marine Le Pen passerait sûrement pour une
modérée...) précédent l’ère Meiji et, conscient ou inquiet de
l’avance technologique (militaire, scientifique, par exemple) de
puissances étrangères, décida de se métamorphoser ou de muter
(c’est selon). Le Japon eut recours à l’immigration pour cela et
détruisit une partie de sa culture (fin de la féodalité et des
Guerriers Samouraïs, par exemple). Je n’ai pas besoin d’avoir un
PhD en Culture et Civilisation Nippone pour savoir qu’on ne
demanda pas l’avis au peuple japonais (genre référendum) pour
effectuer une telle transformation...
‒ La
Chine (l’autre pays « fermé »)
créa le fameux Classement de Shanghai, une référence mondiale :
ses meilleurs élèves étudient dans les universités citées dans
le Top Ten
dudit classement, c’est-à-dire,
aux États-Unis.
Bref,
même si on ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs, l’apport
culturel de l’étranger change radicalement les pays de manière
essentiellement favorable.
Un Français d’origine Africaine ne peut pratiquer une « immigration de peuplement » puisqu’il n’est pas un immigré. Les émeutes de 2005 ne furent pas provoquées par des immigrés, mais, par des Français (certes, issus pour beaucoup de l’immigration). Je ne suis pas Français. Maintenant, si on considère que la personne est vraiment française uniquement quand cela vous arrange (Zinedine Zidane - Mohammed Merah), je comprends pourquoi les immigrés regardent la plupart des Français avec dureté.
Quant
à « faire des recherches sur l’origine
culturelle des chercheurs », puisque vous l’avez cherché,
tant pis pour vous :
En France, je fis la visite d’une
université faisant partie (je l’ignorais à l’époque) des
écoles les mieux cotées de France. C’est le genre de visite qu’on
est tenu d’effectuer avant d’intégrer une école. Je vis la
plupart plaques sur les portes : des noms à consonance
manifestement étrangères. Il faut vraiment être un imbécile pour
s’intéresser à l’origine des gens plus qu’à leur compétence.
Tout cela s’appelle l’influence étrangère. Il faut sortir de son village Gaulois de temps en temps...
Et, voilà comment on ridiculise des gens qui manifestement ne savent pas de quoi elles parlent.
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