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L’immigré 8 novembre 2012 03:07

@Germain de Colandon :
Un
« visionnaire » ? Qu’en sais-je ? Qu’en pensez-vous ? Veuillez développer, s’il vous plaît. Cela semble intéressant.

@Actias et consorts :
Concernant s
es propos, je risque d’être hors sujet, mais, je ne peux tout laisser passer  :
J’avais pensé répondre argument
contre argument, mais, quand, à propos de la France, je lis des stupidités comme « l’explosion de l’immigration de peuplement », « on n’a jamais demandé aux Français leur avis sur la question » et surtout, « [la France] qui glorifie le métissage et la haine de sa propre culture », je me dis qu’il est inutile de contrer ce genre d’individu de cette façon.
J’apporte seulement quelques précisions :
‒ L’histoire de la Chine et celle de la France sont toutes deux millénaires : il est normal qu’elles aient atteint leur niveau actuel, en fait, elles devraient être sur le podium dans quasiment tous les domaines. Est-ce le cas ? Non ! Ne parlons même pas de la Grèce et de l’Italie, berceaux (à ce que je crus comprendre, en tous cas) de la si grande civilisation européenne.
‒ L’histoire des États-Unis et celle du Brésil sont uniquement et seulement séculaires et basées presque exclusivement sur une immigration de peuplement : je ne me rappelle pas qu’on ait sérieusement demandé l’avis des autochtones, c’est-à-dire, des Amérindiens (les fameux « peaux-rouges ») ou des peuplades d’Amazonie, pour ce faire. Si ? Alors, désolé, je n’étais pas au courant. Les autochtones qui s’en plaignent aujourd’hui sont ultra-minoritaires, pour ne pas dire négligeables (je ne parle pas des problèmes environnementaux qui n’ont rien à voir avec le contexte de cette discussion). Si on devait appliquer la politique sécuritaire (l’immigration notamment) de l’extrême-droite européenne durant ces époques reculées, jamais les États-Unis et le Brésil n’auraient atteint leur niveau de prospérité actuel.
‒
Le Brésil, pays émergent fortement métissé (résultat direct et visible de l’immigration), dépassa récemment la Grande-Bretagne, pays aussi millénaire (je crois bien), autrefois un empire craint et respecté par le monde entier. Il n’y a pas que les favelas et la samba au Brésil. Et, quel pays essaie de vendre des avions de combat Rafale au Brésil ? Je vous le donne en mille.
‒ Au Japon (ce pays « fermé »), le passage de l’ère Meiji au Japon « moderne » (je mets les guillemets pour éviter de choquer) se fit en quarante années à peine. Ce que beaucoup ignorent est que le Japon ne toléra pas de présence étrangère pendant l’ère Sakoku (Marine Le Pen passerait sûrement pour une modérée...) précédent l’ère Meiji et, conscient ou inquiet de l’avance technologique (militaire, scientifique, par exemple) de puissances étrangères, décida de se métamorphoser ou de muter (c’est selon). Le Japon eut recours à l’immigration pour cela et détruisit une partie de sa culture (fin de la féodalité et des Guerriers Samouraïs, par exemple). Je n’ai pas besoin d’avoir un PhD en Culture et Civilisation Nippone pour savoir qu’on ne demanda pas l’avis au peuple japonais (genre référendum) pour effectuer une telle transformation...
‒ La Chine (l’autre pays « fermé ») créa le fameux Classement de Shanghai, une référence mondiale : ses meilleurs élèves étudient dans les universités citées dans le Top Ten dudit classement, c’est-à-dire, aux États-Unis.
Bref, même si on ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs, l’apport culturel de l’étranger change radicalement les pays de manière essentiellement favorable.

Un Français d’origine Africaine ne peut pratiquer une « immigration de peuplement » puisqu’il n’est pas un immigré. Les émeutes de 2005 ne furent pas provoquées par des immigrés, mais, par des Français (certes, issus pour beaucoup de l’immigration). Je ne suis pas Français. Maintenant, si on considère que la personne est vraiment française uniquement quand cela vous arrange (Zinedine Zidane - Mohammed Merah), je comprends pourquoi les immigrés regardent la plupart des Français avec dureté.

Quant à « faire des recherches sur l’origine culturelle des chercheurs », puisque vous l’avez cherché, tant pis pour vous :
En France, je fis la visite d’une université faisant partie (je l’ignorais à l’époque) des écoles les mieux cotées de France. C’est le genre de visite qu’on est tenu d’effectuer avant d’intégrer une école. Je vis la plupart plaques sur les portes : des noms à consonance manifestement étrangères. Il faut vraiment être un imbécile pour s’intéresser à l’origine des gens plus qu’à leur compétence.

Tout cela s’appelle l’influence étrangère. Il faut sortir de son village Gaulois de temps en temps...

Et, voilà comment on ridiculise des gens qui manifestement ne savent pas de quoi elles parlent.



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