Une jeune femme indienne de 31 ans est morte fin octobre dans un hôpital irlandais après
s’être vu refuser, selon son mari, l’interruption de sa grossesse alors
qu’elle faisait une fausse couche.
Après avoir été informée par les médecins qu’elle
était en train de faire une fausse couche, elle a demandé à plusieurs
reprises que l’on mette un terme à sa grossesse, a rapporté son mari,
Paveen, au quotidien The Irish Times.
"Quand le médecin est venu la voir le lundi
matin, Savita était très affectée mais elle avait accepté l’idée qu’elle
était en train de perdre son bébé. Elle a demandé que sa grossesse soit
interrompue s’ils ne pouvaient pas sauver son enfant", a-t-il dit au
quotidien irlandais. "Le médecin a répondu : tant qu’il y a un rythme
cardiaque foetal, nous ne pouvons rien faire", selon la même source.
L’avortement interdit en Irlande
L’avortement est interdit en Irlande sauf quand
la vie de la mère est en jeu, selon une décision de la Cour suprême
datant de 1992. Cependant, aucune loi n’a été votée pour faire appliquer
cette décision.
"A nouveau, le mardi matin, la même discussion a
eu lieu. Le médecin a dit que c’était la loi, qu’elle était dans un pays
catholique", a indiqué son mari. La jeune femme a alors fait valoir
qu’elle "était ni catholique, ni irlandaise, mais ils ont dit qu’ils ne
pouvaient rien faire", a ajouté le veuf.
Ce n’est que le mercredi à la mi-journée que le
cœur du fœtus s’est arrêté et que les médecins ont pratiqué un curetage
sur la mère. La jeune femme, conduite en soins intensifs, y est décédée
de septicémie dans la nuit du samedi au dimanche 28 octobre, d’après son
mari.