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Soi même 29 novembre 2012 12:10
Soi même

Bonjour Olivier, très beau article.Je peu m’empêche de te faire partager un extrait, comment Homére à fait allusion à l’Olivier !

« Pénélope parle ainsi afin d’éprouver Ulysse. Le héros, blessé d’un tel discours, dit à sa chaste épouse :

[183] « Pénélope, tu viens de prononcer une parole qui m’a déchiré le cœur ! Qui donc a déplacé cette couche ? L’homme le plus habile et le plus fort n’aurait pu en venir à bout. Il n’y a qu’une divinité qui ait pu transporter facilement ma couche ailleurs : le mortel même le plus robuste ne pourrait la changer de place. Il existe des secrets merveilleux dans cette couche habilement travaillée : c’est moi seul qui l’ai construite, et nul autre n’y a mis la main. — Dans l’enceinte de la cour s’élevait jadis un superbe et. vigoureux olivier à l’épais feuillage, dont le tronc était aussi gros qu’une colonne. Autour de cet olivier je bâtis la chambre nuptiale avec des pierres étroitement unies ; je la couvris d’un toit et je la fermai par des portes qui se joignaient exactement. Je coupai ensuite le sommet de l’olivier, et, après avoir scié le tronc à partir de sa racine, je le polis tout autour avec l’airain, je l’alignai au cordeau, je le trouai de tous côtés avec une tarière, et j’en formai le pied de ma couche, que je façonnai avec le plus grand soin, et que j’enrichis d’or, d’argent et d’ivoire ; puis je tendis en dessous des courroies de cuirs teintes en rouge. Voilà les secrets merveilleux dont je t’ai parlé. Maintenant j’ignore si ma couche est encore à l’endroit où je l’ai laissée, ou si quelqu’un l’a transportée ailleurs en coupant l’olivier à sa racine (3).  »

Il dit. Pénélope sent ses genoux trembler et son cœur défaillir lorsqu’elle reconnaît les signes que lui décrit son époux avec tant d’exactitude  ; elle se lève en pleurant, court à Ulysse, lui jette ses bras autour du cou, lui baise la tête et le visage, et lui dit :

[209] « Ne sois point irrité contre moi, cher Ulysse, toi le plus prudent des hommes. »

http://remacle.org/bloodwolf/poetes/homere/odyssee/livre23.htm



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