Avec l’hypothèse de l’harmonie préétablie formulée par Leibniz, il n’y a plus besoin d’envisager que Dieu agit en tout. Dieu a fait un monde agissant selon la causalité. Il n’y intervient que pour provoquer des exceptions à cette causalité, pour y faire valoir ses fins.
Laplace, dans son scientisme mécaniste, envisage un monde entièrement automatique, selon le principe d’inertie, donc il n’a pas besoin de Dieu. (Nietzsche : Dieu est Mort)
Mais dès qu’il faut prendre en compte dans ce monde les êtres vivants, qui savent définir leurs finalités propres, nous ne sommes plus en présence de simples automates inertes. Il faut alors envisager l’esprit de ces êtres, ce qui est une substance invisible et surnaturelle, et donc envisager Dieu.