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Dragoncat 8 février 2007 23:41
Dragoncat

@ l’auteur

A défaut d’être glorieuse, votre réthorique à vous présente l’avantage de donner un instantané assez fidèle de votre mentalité.

Oui, le travail peut être une valeur et une fierté. Pour des raisons que je vous laisse le soin d’analyser, c’est quelque chose que nous avons oublié en France. Le travail est une valeur parce qu’il est un facteur d’intégration dans la société, de développement personnel et que le simple fait d’être debout et de pouvoir subvenir à ses besoins est déjà une raison d’être fier.

Non en effet, nous ne serons pas tous docteur ou avocat. C’est un fait. Faire croire que l’ascenceur social peut fonctionner de la même manière pour tous, c’est un peu comme dire que demain « on rase gratis ». C’est de la démagogie. Si vous promettez l’égalité de traitement pour demain, comme le smic à 3000 euros... Certes, vous allez vous faire des amis, mais quand il faudra mettre tout cela à l’oeuvre, les réalités vous obligeront à vous asseoir sur des promesses lamentables.

Pire, votre discours tend à dire que la fierté du travail serait fonction du poste occupé. Je ne sais pas où vous avez grandi mais c’est un discours nauséabond. Sous prétexte de défendre « les faibles », vous les humiliez avec un propos qui tend à dire : « l’avocat peut être fier de son travail tandis que l’ouvrier, non. »

C’est typique de l’esprit bourgeois : je regarde la société d’en haut et je daigne m’apitoyer sur les petites gens. Quelle bonté de votre part ! Sortez de votre tour d’ivoire. Faites un tour dans les sociétés anglo-saxonnes et regardez comment les gens abordent leur boulot. On peut être fier de bien faire son travail, quel que soit son niveau de responsabilité.

Et oui, je salue votre découverte, les gens travaillent pour gagner de l’argent. Mais contrairement à votre propos sous-jacent : vouloir gagner de l’argent, ce n’est ni sale ni honteux. Alors laissez tomber vos propos philosophico-méprisants pour le petit peuple.

Votre vision misérabiliste du peuple pousserait chacun à s’asseoir et à pleurer sur son sort. Effectivement, tout le monde ne démarre pas avec les mêmes chances. Et puisque vous en parlez, je suis né dans « une cité minable » du 93 (je vous laisse vos propos encore une fois), au milieu de « tours crasseuses ». Et si j’avais du écouter quelqu’un comme vous, j’y serais encore à pleurer pour des aides sociales.



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