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aviso 2 janvier 2013 16:38
aviso

La Gastronomie n’est qu’un sentiment populaire,


inaccessible pour une majorité :


Qui plébiscite les petits producteurs ?

Une minorité se méfie de ce qui arrive directement de Rungis, calibré, aseptisé. Les petites pommes biscornues du cultivateur normand se révèlent des souvenirs délectables. Les grosses pommes brillantes, astiquées, en provenance de pays lointains, n’ont ni saveur ni jus.


Une minorité de Français a compris que la malbouffe abrège l’existence et assombrit la vie.


Une prise de conscience a minima qui n’a pas fait baisser le chiffre d’affaires des rayons alimentation des supermarchés, la part de marché des enseignes détenues par les ténors de la grandes distribution est de 59%. Notre espérance de vie augmente d’un trimestre par an !!!!


Dans les villages, lorsqu’ils en reste le boulangers et bouchers ont retrouvé le moral en revenant à la qualité, un moment abandonnée. C’est une illusion pour vendre un bœuf il faut il faut 3000 clients, sauf qu’il veulent tous du rumsteck ?


Ces petits commerçants relèvent la tête, pour combien de temps ?


Ils régalent des BOBOS nantis IDF


Autour de Paris, face aux grandes surfaces, la charcuterie de campagne de la famille Gouel, à Breuilpont, dans l’Eure, a conservé et élargi sa clientèle face à l’Intermarché et au Casino de Pacy-sur-Eure. Tout près, à Villiers-en-Désoeuvre, la boucherie Leblond tient tête à la grande surface voisine en fidélisant clientèle locale et résidents secondaires : ses gigots et côtes de boeuf font la loi. Les carcasses sont bien choisies et la qualité fait venir la clientèle. Un temps, le boudin servi à la table du 2 étoiles La Vieille Fontaine de François Clerc, à Maisons-Laffitte, était fabriqué chez Leblond.


A Neuville-sur-Oise, la famille Berrurier, trois générations, cultive toujours l’asperge d’Argenteuil à pointe rosée et le chou couleur violine ; à Méréville, le long de la RN 20, Serge Barberon, 60 ans, est l’un des derniers producteurs du cresson de fontaine, culture imposée par Napoléon Ier pour endiguer le scorbut ; à Orgeval, 30 km à l’ouest de Paris, Philippe Nantois cultive ses fraisiers à l’ancienne, de plein champ. Il demeure l’un des derniers survivants des 160 maraîchers franciliens spécialisés dans la fraise en 1960.


« Les terroirs, c’est notre gastronomie »


« C’est la diversité qui m’intéresse et me passionne, s’enflamme Alain Ducasse. Il n’y a pas un mais des terroirs en France.


A l’Est, dans le Sud-Ouest, en Méditerranée, en Bretagne, en Aquitaine, dans le Nord.... les produits et la cuisine sont tous différents.


Et il faut préserver jalousement chaque identité. Cette diversité qui fait toute notre richesse et la force de nos terroirs et notre gastronomie.


C’est un sentiment populaire, qui n’est accessible qu’a une minorités .



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