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Loatse 4 janvier 2013 15:27
Loatse

C’est exact Intelle. Il y a trente ans de cela toute jeune, j’ai travaillé dans une maison de retraite qui se trouvait dans un petit village des alpes maritimes..

Bien que non diplômé, le personnel (dont moi même) étions obligés de faire les soins (je vous passe les détails), en plus du ménage, des toilettes, du service des repas.

Ce qui j’y ai découvert est au delà du cauchemar...

Une vieille dame maigre comme un coucou cloitrée dans sa chambre, attachée à sa chaise et à qui on ne portait comme repas que des bols de café au lait avec du pain trempé... Ce que voyant, j’ai dénoncé l’inacceptable auprès du patron qui passait chaque soir s’assurer que tout allait bien (c’était sa femme qui gérait le personnel sur place) lequel me donna champ libre pour rémédier à cela et ce fut fait, je pris sur mon temps de travail pour apporter un repas complet à cette pauvre femme et le lui faire prendre...exigeai qu’on la détache..

Bien entendu, je l’ai payé cher... la chef d’équipe qui décidait du roulement des équipes me supprima purement et simplement mes week end... (j’avais un enfant à m’occuper mais c’était bien le cadet de ses soucis)

Cette « gentille » jeune femme pas plus agée que moi, je l’ai surprise un jour en train de frapper l’un de nos pensionnaires... mes menaces de dénonciation furent la réponse que je pensais la plus appropriée afin que ceci ne se renouvelle pas...

Dans ce mouroir (car il s’agit de mouroirs), se trouvaient des personnes agées dont les , les enfants se débarassaient afin de vendre les maisons, je les trouvaient parfois en pleurs s’écriant en vain : « je veux retourner chez moi ! », des maris abandonnés tel cet ancien avocat incontinent qui espérait en vain que sa « jeune » femme le reprenne au moins les week end...

Quitte à partir un peu plus tard le soir si besoin était (une vieille dame qui avait peur de s’endormir et à qui je tenais un peu compagnie après « le coucher » - (soit soulever les patients de leurs fauteuils et les mettre au lit) j’ai fais ce que je pensais que nous devions faire, à savoir être à l’écoute des personnes agées et prendre soin d’eux comme s’il s’agissait de mes grands parents...

Mal m’en a pris, car l’attachement que ceux ci me portaient fut vu d’un mauvais oeil... ’je volais l’affection de ses p’tits vieux« me reprocha la noble dame qui gérait le mouroir après avoir par mégarde laché son berger allemand (chien de garde de la maison) dans la buanderie ou je me trouvais seule.. (l’animal me planta les crocs dans la main au passage)...

Qu’à cela ne tienne... je m’en fis un copain lui apportant des biscuits afin qu’il ne me croit plus comestible.. :)

jusqu’au jour ou, ayant enfin obtenu un dimanche de congé, celle ci me téléphona pour exiger que je vienne immédiatement car il manquait du personnel..

ce fut la goutte d’eau qui fit déborder le vase et la fin de mon contrat... la fin aussi de la maison de retraite en question qui ferma quelques mois après... les »mauvaises" habitudes ayant repris le dessus.....









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