@ Sleeping-zombie :
Pour le coup, il me semble que c’est vous qui faites preuve d’un culturo-centrisme.
Il ne faudrait pas idéaliser l’Antiquité ou les proto-communautés sous prétexte qu’elles n’avaient pas la malchance de connaître le capitalisme prédateur qui nous régit actuellement.
Les cités-États et les communautés des premiers temps étaient bien plus en harmonie avec la nature que nous ne le sommes. L’Occident moderne s’est construit précisément en opposition à la nature, et prétendre qu’il ne faut pas confondre « organisation sociale et diversité biologique »,c’est raisonner tout à fait en occidental moderne, pétri d’individualisme et de désenchantement. Ces communautés pouvaient se permettre des rapports humains autrement que commerciaux parce qu’elles étaient imprégnées de mysticisme, d’animisme, de toutes sortes de croyances profondément hiérarchiques qu’a peu à peu bannies l’Occident moderne. Celui-ci, de fait, a substitué le socio-économique au religieux, changement de taille !
En triomphant du holisme de ces temps-là, l’Occident moderne nous a débarrassés de la magie ET a œuvré conjointement à l’individualisme le plus égoïste.
En se voulant œcuménique, rassembleur, en détruisant les anciennes identités et les anciennes frontières, l’Occident a préparé également l’advenue du commerce comme seul ressort du rapport entre les êtres.
Enfin, en promouvant la diversité humaine (proprement naturelle), l’Occident ne peut pas, comme tente de le faire comprendre ici notre hôte, refuser de voir que cette diversité humaine s’accompagne inexorablement d’une hétérogénéité de talents, de dispositions, de réactions face aux aléas de la vie, bref, que cette diversité fait de l’égalité une chimère, tant au plan biologique que social.
Le problème, c’est que l’on aimerait croire qu’un bien s’accompagne toujours d’autres biens. Je pense que c’est un raisonnement faux. Et lorsque l’on découvre un bien à l’origine d’un mal, soit on assume le mal (l’économisme actuel), soit on remet en question le bien d’hier (l’individu occidental moderne, tout-culturel, entité socio-économique, délié de ses racines et 100% matérialiste).