Google sait plus de choses sur la France que l’INSEE
l’article
de Grumbach sur « les données » - Le Monde, 7 janvier 2013
D’autres pays aussi
différents que le Brésil, la Russie ou l’Iran sont en avance sur l’Europe en la matière.
La décision rendue le 3
janvier par la Federal Trade Commission aux Etats-Unis de ne pas poursuivre Google pour la manière dont son moteur de
recherche favorise ses propres outils de vente en ligne contribuera au
renforcement de sa position dominante et montre la tendance lourde à la
concentration dans l’industrie de la donnée.
GOOGLE SAIT PLUS DE CHOSES QUE
L’INSEE SUR LA FRANCE
En ne construisant pas
d’industrie du Web 2.0, elle s’est privée de l’accès à la ressource, y compris
à celle provenant de son territoire. Pour des raisons historiques et
politiques, l’Europe a peur des données. Elle voit dans la société de
l’information une menace qu’il convient de circonscrire, et qui semble inhiber toute
vraie ambition.
Faute de
développer cette industrie, il est probable qu’à brève échéance nous achèterons
de nombreux biens et services, produits et consommés en France comme nos
billets de train ou notre électricité, à un prestataire étranger qui dégagera
une part importante de la valeur ajoutée et aura le contrôle de la chaîne
industrielle.
Nous y survivrons.