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Éric Guéguen 25 janvier 2013 09:09
Éric Guéguen

@ NICOPOL :

Bonjour et merci pour vos réponses.
Je maintiens ce que j’ai dit sur Rousseau. De manière générale, il est certain que l’ensemble des Lumières tient à marquer un cap franchi entre l’homme d’hier et celui d’aujourd’hui, libéré de ses chaînes. Mais il faut lire le Discours sur les sciences et les Arts pour constater combien Rousseau est rétif à l’idée de progrès, de perfection humaine sans bornes, combien il fait l’éloge de la simplicité des mœurs, de la vertu, combien il ne s’oppose pas de front aux religions comme la plupart de ses contemporains et combien il se méfie comme d’une guigne de l’activité « efféminée » du commerce, réputée adoucir les mœurs, amollissant surtout les âmes vertueuses.
Rousseau n’est assurément pas - personnellement - le philosophe du XVIIIe siècle que je viserais en premier pour dénoncer le mythe de l’homme nouveau. Diderot davantage.
Mais bon, c’est un point de détail.
PS : Rousseau était également le plus ancré dans la nostalgie de l’Antiquité. « Nostalgie », c’est-à-dire intérêt certain pour un passé glorieux, fût-il mythifié quelque peu.
Enfin, on ne peut pas reprocher à Rousseau le fait que Robespierre l’ait mal lu. Quant aux bourreaux cocos du XXe siècle, n’en parlons même pas, ces personnages étaient une insulte à l’intelligence humaine, et je vois bien peu de rapport entre eux et Rousseau.
En revanche, d’accord avec vous lorsque vous faites, à demi-mot, un rapprochement entre L’Émile et La République.



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