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Éric Guéguen 31 janvier 2013 15:44
Éric Guéguen

La démocratie moderne consiste, dans ses principes, à ne donner du poids qu’à ce qui parvient à fédérer une majorité. On le voit en ce moment avec les partisans du mariage homo : ça n’a beau concerner qu’une poignée d’individus au regard de l’ensemble, ces partisans se font fort d’avoir dans leur camp la majorité de l’opinion publique pour attester de la légitimité de leur revendication.
La majorité a donc toujours raison, même lorsqu’elle a tort.
Partant de là, chacun peut instrumentaliser la démocratie tel qu’il le souhaite. La ligne de partage est le progrès de commande :
Un homme politique qui rassemble une majorité autour d’une idée réputée progressiste est un démocrate.
Un homme politique qui rassemble une majorité autour d’une idée réputée rétrograde (ou réactionnaire) est un populiste.
La différence entre les deux ? Le second assume pleinement la folie de s’en remettre constamment à l’avis des majorités. Le premier s’y refuse, mais il sait qu’il lui faudra remettre en question les fondements mêmes de la démocratie moderne... et comme c’est son fond de commerce, il préfère dénoncer les affreux populistes.



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