Sur la forme, un discours lu, long de deux heures, ne pouvait pas être vraiment convainquant. Et effectivement, à part quelques moments plus authentiques, ce fut largement ennuyeux et convenu.
Sur le fond, on a eu le droit à un long catalogue de propositions, alternant le meilleurs (car il y avait effectivement des choses sensées) avec le pire (hélas...).
Destiné à ratisser large, et à convaincre les sympathisants socialistes, ce discours aura probablement réussi à rassembler la famille. Mais, parce qu’il se limite à un empilement de mesures disparates sans vision cohésive, il aura du mal à rassembler au delà.
Sans insister sur l’aspect irréaliste d’un certain nombre de mesures proposées, ce programme ressemble plus à un projet législatif qu’à un projet présidentiel, où le ou la candidat(e) doit présenter sa vision du pays et les grandes direction qu’il/elle entend lui faire prendre pour redresser la barre. Et l’aspect, fondamental pour moi, d’ouverture pour résoudre les problèmes principaux (retraite, dette, environnement...), était absent : prétendre gouverner avec le peuple ne peut être que démagogique. On a donc retrouvé une vision très partisanne de la politique chez Mme Royal, avec une touche démagogique. Je ne suis pas sûr que ce soit ce que le pays ait besoin.