Une chose me frappe en lisant cet article : la taxation des entreprises est un sujet totalement oublié !
Pourtant, les économies potentiellement réalisée par une réforme du type « suppression du sénat » sont une goutte d’eau comparée aux centaines de milliards d’euros qui partent en dividende chaque année sans aucun retour productif pour l’économie réelle. Et pourtant, là est la question.
Il y’a bien sûr la question d’une imposition directe par l’état de ces sommes faramineuses. Disons que 20% des dividendes versés aux 40 premières entreprises françaises (je ne parle même pas des 200, des 2000 etc... juste des 40) suffirait à combler le déficit des retraites. Autant dire que sur le sujet, les possibilités sont énormes.
Mais si on parle de « compétitivité » des entreprises, il faut également dire que de nombreuses entreprises versent plus en dividende qu’elles ne payent en charges sociales. Autant dire que le « coût du capital » est un problème de compétitivité plus important que le « coût du travail », là aussi, il y’a à travailler.
De même, aujourd’hui, la finance nuit à l’économie. Autrefois, on pouvait dire que la finance était nécessaire pour apporter de l’argent frais aux entreprises, indispensable aux investissements. Mais aujourd’hui, globalement, les actionnaires prélèvent plus en dividende qu’ils n’apportent en investissement et leur présence nuit aux capacités d’investissement des entreprises.
Le vrai changement serait plutôt dans cette direction.