Une mise en examen qui tombe à pic
pour faire ignorer une motion de censure de circonstance et oublier
quelques situations et affaires gênantes pour le pouvoir en place.
La reprise de son lynchage médiatique
ne suffira pourtant pas à faire oublier l’action d’un Président de
la République, dans ce qu’elle a eue de si différent de celle de
son successeur, pas plus que le manque de pugnacité, les reniements,
les erreurs incessantes et les échecs à répétition de ce dernier.
Quant à l’indépendance des juges,
garantie par la constitution, il suffit pour en douter de se souvenir
des prises de position des syndicats de la magistrature lors de la
présidentielle.
Pour ce qui est de l’intervention
d’Harlem Désir, il a raison, le cas Sarkozy est plus grave
en effet qu’une autre vieille affaire, qui mérite tout de même
d’être rappelée au premier secrétaire du PS : Recel d’abus de
biens sociaux - Condamnation le 17 décembre 1998, à 18 mois de
prison avec sursis et 30 000 francs d’amende pour recel d’abus de
biens sociaux. H.D.avait bénéficié au début des années 1990 d’un
emploi fictif, lorsqu’il était à la tête de SOS racisme, financé
par une association lilloise. Le preuve (et il en est d’autres,
d’actualité) que les repris de justice ont encore de l’avenir en
politique.