A l’auteur
« Le catalogue moderne de ventre par correspondance » (copié-collé).
C’est la révolution des mères porteuses, à prévoir sur catalogue, que vous anticipez ?
Beaucoup d’idées dans votre article.
Que l’on aime ou que l’on abhorre, que l’on espère ou que l’on redoute les révolutions, elle ont existé et probablement existeront, quel que soit le domaine envisagé.
La révolution c’est la transition rapide et brutale opposée à l’évolution progressive et conservatrice de l’ordre au sein duquel elle se prépare. Elle est une nécessité dans le domaine social comme dans le domaine de la nature.
Le passage de l’eau liquide à l’eau vapeur est une révolution : c’est la fameuse transformation dialectique de la quantité (ici celle de la chaleur fournie au liquide) en qualité.
Pour l’histoire, maintenant. La loi fondamentale de la révolution, confirmée par toutes les
révolutions, la
voici : pour que la révolution ait lieu, il ne suffit pas que les masses
exploitées et opprimées prennent conscience de l’impossibilité de vivre comme
autrefois et réclament des changements.
Pour que la révolution ait lieu, il faut
que les exploiteurs ne puissent pas vivre et gouverner comme autrefois. C’est
seulement lorsque « ceux d’en bas » ne veulent plus et que "ceux d’en
haut" ne peuvent plus continuer de vivre à l’ancienne manière, c’est alors
seulement que la révolution peut triompher.
Cette vérité s’exprime autrement en
ces termes : la révolution est impossible sans une crise nationale (affectant
exploités et exploiteurs). Ainsi donc, pour qu’une révolution ait lieu, il faut :
premièrement, obtenir que la majorité des travailleurs (ou, en tout cas, la majorité
des travailleurs conscients, réfléchis, politiquement actifs) ait compris
parfaitement la nécessité de la révolution et soit prête à mourir pour elle ; il
faut ensuite que les classes dirigeantes traversent une crise gouvernementale
qui entraîne dans la vie politique jusqu’aux masses les plus retardataires
(l’indice de toute révolution véritable est une rapide élévation au décuple, ou
même au centuple, du nombre des hommes aptes à la lutte politique, parmi la
masse laborieuse et opprimée, jusque-là apathique), qui affaiblit le
gouvernement et rend possible pour les révolutionnaires son prompt
renversement.
Ce n’est pas la peine de se fatiguer les neurones sur nouveaux frais quand d’autres ont déjà réfléchi sur la question de la révolution et sont même passés par l’épreuve de la pratique.