• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Signaler un abus

Dwaabala 23 mars 2013 17:23
Dwaabala

A l’auteur

« Le catalogue moderne de ventre par correspondance » (copié-collé).

C’est la révolution des mères porteuses, à prévoir sur catalogue, que vous anticipez ?

Beaucoup d’idées dans votre article.
Que l’on aime ou que l’on abhorre, que l’on espère ou que l’on redoute les révolutions, elle ont existé et probablement existeront, quel que soit le domaine envisagé.

La révolution c’est la transition rapide et brutale opposée à l’évolution progressive et conservatrice de l’ordre au sein duquel elle se prépare. Elle est une nécessité dans le domaine social comme dans le domaine de la nature.
Le passage de l’eau liquide à l’eau vapeur est une révolution : c’est la fameuse transformation dialectique de la quantité (ici celle de la chaleur fournie au liquide) en qualité.

Pour l’histoire, maintenant. La loi fondamentale de la révolution, confirmée par toutes les révolutions, la voici : pour que la révolution ait lieu, il ne suffit pas que les masses exploitées et opprimées prennent conscience de l’impossibilité de vivre comme autrefois et réclament des changements.

Pour que la révolution ait lieu, il faut que les exploiteurs ne puissent pas vivre et gouverner comme autrefois. C’est seulement lorsque « ceux d’en bas » ne veulent plus et que "ceux d’en haut" ne peuvent plus continuer de vivre à l’ancienne manière, c’est alors seulement que la révolution peut triompher.

Cette vérité s’exprime autrement en ces termes : la révolution est impossible sans une crise nationale (affectant exploités et exploiteurs). Ainsi donc, pour qu’une révolution ait lieu, il faut : premièrement, obtenir que la majorité des travailleurs (ou, en tout cas, la majorité des travailleurs conscients, réfléchis, politiquement actifs) ait compris parfaitement la nécessité de la révolution et soit prête à mourir pour elle ; il faut ensuite que les classes dirigeantes traversent une crise gouvernementale qui entraîne dans la vie politique jusqu’aux masses les plus retardataires (l’indice de toute révolution véritable est une rapide élévation au décuple, ou même au centuple, du nombre des hommes aptes à la lutte politique, parmi la masse laborieuse et opprimée, jusque-là apathique), qui affaiblit le gouvernement et rend possible pour les révolutionnaires son prompt renversement.

Ce n’est pas la peine de se fatiguer les neurones sur nouveaux frais quand d’autres ont déjà réfléchi sur la question de la révolution et sont même passés par l’épreuve de la pratique.

 



Palmarès