« Nous
voulons l’Euro des peuples. Nous voulons une harmonisation fiscale
et sociale ! Nous sommes l’Europe du sud."
Voilà
un voeu d’autant plus platonique que Mélenchon ne propose aucune
échéance, ni aucune stratégie pour y parvenir dans un délai
crédible.
Si il faut attendre que tous les pays de L’UE
décident d’uniformiser la fiscalité et la redistribution sociale
pour sortir du marasme dans lequel la troïka a précipité récemment
certains Etats, les peuples auront raison de perdre patience.
Il
demeure dans la logique de ceux qui réclamaient plus d’Europe face
au TCE, ayant surtout peur de franchir la ligne de partage entre le
libéralisme et l’anticapitalisme.
Or,
il existe des pays qui entrouvrent des solutions réelles :
l’Islande en est un en Europe comme le Vénézuéla et les membres de
l’Alba en Amérique latine.
La
stratégie européenne de Mélenchon s’accorde d’ailleurs bien avec
ses prises de position internationales : son ADN politique est
atlantiste malgré ses rodomontades.
En
Libye, il ne s’est pas opposé véritablement à l ’application
pour le moins « extensive » de la résolution de l’ONU.
Pour
la Syrie le FDG a participé avec tous les copains de BHL à la
marche blanche de soutien aux « rebelles » armés par les
US, L’Arabie Saoudite et le Qatar.
Au
Mali , certes il s’est prononcé en désaccord avec l’intervention
militaire française, précisant dans un communiqué :"L’intérêt
d’une intervention militaire extérieure pour régler le problème
posé au nord du Mali est discutable. En décider alors que les
intérêts fondamentaux de la France ne sont pas en cause, selon le
chef de l’Etat lui-même, et alors que les troupes africaines sont
engagées, est discutable".
On
aurait cependant pu souhaiter des arguments aussi percutants que
ceux de Dominique de Villepin qui s’interroge Dans
une tribune au Journal
du dimanche,
:"Non
la guerre, ce n’est pas la France« [...] »Comment
le virus néoconservateur a-t-il pu gagner
ainsi tous les esprits ?"
Il
faut bien reconnaître que Mélenchon est plus véhément dans ses
discours que révolutionnaire dans ses positions politiques. et que son génie est plus rhétorique que théorique.