Je réagis au post précédent pour dissiper toute ambiguité.
Dans cet article, je me contente de décrire un phénomène. Je me réjouis par ailleurs du fait que les terribles images d’Abu Ghraib aient pû être diffusées. Je mets même en parallèle il me semble le cas de la torture en Algèrie en m’interrogeant sur ce qui se serait passé si à l’époque des images montrant la torture avaient été diffusées. Encore une fois, l’internet permet le meilleur comme le pire. Permettre de diffuser tranversalement dans la société des images « difficiles » est bien sur positif en ce qu’il limite probablement l’arbitraire et les traitements abusifs (encore que, croyez-vous que les régimes totalitaires sont idiots ? je crois malheureusement qu’ils pourront encore torturer tranquillement loin des caméras s’ils le souhaitent...) mais les excès inverses sont tout aussi possibles. Une image « libre » n’est pas forcèment fiable, elle peut être orientée, instrumentalisée, détournée. En s’affranchissant de toute structure de vérification déontologique (une rédaction digne de ce nom par exemple) on prend le risque de laisser fuser sur l’internet tout et n’importe quoi. Je finissais mon article par cette question qui est aussi un défi : Comment conserver la nécessaire liberté qui est l’apanage d’internet, tout en limitant ses excès ?
Merci
Zapinc