• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Signaler un abus

Onecinikiou 6 avril 2013 17:26

Plusieurs choses : 

1/ Il est hilarant de constater qui sont les rapporteurs de l’audit sur l’immigration, en lien (page 2) que nous fourni l’auteur, pour appuyer son argumentation : à la vue de leur C.V. et appartenance idéologique, on comprend mieux les conclusions éminemment orientées dudit rapport.

2/ Il est tout aussi hilarant que le discours de nos gauchistes qui consistent à soutenir que NON l’immigration ne contribue pas à faire pression à la baisse sur les salaires des autochtones (de tous les salaires en réalité), NON elle ne participe pas au dumping social que nos tartuffes déplorent dans le même temps, que toujours NON elle ne joue en rien quant à la ruine de notre modèle social, que OUI elle est nécessaire pour permettre le renouvellement des générations à assurer le financement de nos retraites etc,etc... TOUS ses arguments sont exactement ceux - à la conjonction près - des médiacrates et autres experts auto-proclamés qui saturent l’espace médiatique et qui sont objectivement à la solde du Medef et du grand patronat français. 

Hilarant donc de constater l’alliance objective et sacré qui unie nos libertaires « progressistes » de la gauche olfactive avec les néolibéraux affairistes de la droite la plus prédatrice.

3/ La baisse de la natalité des populations intra-européennes est abordée partout - et surtout dans les médias dominants et parmi leurs thuriféraires gauchistes - sous l’angle du fatalisme le plus abscons, en feignant d’ignorer systématiquement que la natalité est aussi et surtout le fruit d’une volonté politique. Politique familiale et de natalité donc, par incitation fiscale et/ou financière par exemple, et mise en place d’un cadre qui l’encourage : crèches en nombre suffisant, système de soin de qualité, code du travail protecteur des salariés qui souhaitent avoir des enfants, facilité donnée aux entreprises pour pallier aux absences qui peuvent en résulter etc… Loin d’être une fatalité donc, il convient d’admettre que cette dénatalité qui frappe les autochtones est au contraire le produit d’une politique déterminée, patiemment mise en oeuvre par les ennemis cosmopolites de l’intégrité des populations européennes.

4/ La substitution de population par le recours à l’immigration massive (accrue donc par la dénatalité des souchiens) et opérée par nos politiques main dans la main avec l’oligarchie capitaliste est à dénoncer absolument. Et déjà pour la raison qu’elle NE POURRA PAS être tolérer à terme par les populations autochtones. AUCUNE population au monde ne l’accepterait tellement cela représente une mise en danger objective de son mode de vie, de son standards de vie, de sa qualité de vie, de ses us et coutumes, des ses traditions, systèmes de valeurs, langue, culture, repères historiques, culte des ancêtres, légitimité sur son territoire etc… Et entrainera immanquablement tôt ou tard des tensions inter-ethniques, inter-confessionnelles et inter-culturelles insurmontables, autrement que par le collage généralisé où le dominant du moment évincera l’autre.

5/ Cette immigration tout à fait massive ces quarante dernières années - injustifiable depuis l’avènement d’un chômage endémique SAUF du point de vue du renversement du rapport de force capital-travail savamment orchestré par le pouvoir actionnarial et le grand patronat – est évidemment l’une des causes majeurs de la tension du marché du travail, et concomitamment de la pression à la baisse sur les salaires notamment les moins qualifiés, afin d’équilibrer le jeu bien compris de l’offre et de la demande. Et il n’y a que les illustres incapables, les traitres stipendiés et/ou alors les menteurs professionnels pour le dénier.

6/ Il y a plusieurs alternatives potentielles afin de substituer le travailleur immigré dans les chaines de production prétendumment désertées par les travailleurs autochtones, dont la première qui est absolument prioritaire (mais qui ne pourra aller sans protections aux frontières) : augmenter les salaires pardi ! Ce qui permettra de surcroît une relance économique par la demande éminemment souhaitable.

Pour étayer mon propos, rapport de 2009 du CAE, page 45 :

"5.2.1. La (non) pertinence économique de la notion de besoin

Du point de vue de la science économique, la notion de pénurie n’est pas évidente. En effet elle signifie que la demande d’un bien serait supérieure à l’offre. La théorie économique classique prédit que ce déséquilibre devrait se résoudre par une hausse du prix, jusqu’au point où la demande et l’offre sont identiques. Ce processus peut être neutralisé si les prix sont rigides, par exemple, s’il existe une réglementation de contrôle des prix. Mais dans le cas qui nous occupe, cela signifierait une rigidité des salaires à la hausse, et on voit mal quelles réglementations s’opposeraient à de telles hausses.

La même logique salariale peut être opposée à l’argument selon lequel l’immigration est nécessaire pour pallier le fait que les natifs rejettent certains types d’emploi. D’une part, ce rejet peut simplement signifier que les travailleurs ont de meilleures opportunités que d’occuper ces emplois, et donc que les salaires correspondants devraient augmenter pour qu’ils soient pourvus. D’autre part, même si les natifs avaient, pour des raisons culturelles, une désutilité plus élevée dans ces emplois, il n’en reste pas moins qu’il existe un salaire qui compense suffisamment cette désutilité pour que l’équilibre sur le marché du travail soit rétabli.




Palmarès