JPM,
Pour être tout à fait honnête je n’ai pas fait de calcul pour savoir si la carotte du gain éventuel pourrait inciter les gents qui n’ont pas le choix à accepter un travail pénible, seule la philosophie de votre projet m’intéresse.
Dans le choix d’un travail plusieurs critères entrent en jeu, le coté financier n’est pas forcément en tête de liste.
Concernant les métiers difficiles une personne devra arbitrer entre sa santé, le temps passé avec sa famille, les moments de détentes etc ou gagner 200 € de plus ! ce n’est pas par fainéantise qu’elle refusera de travailler pour un patron, c’est parce qu’elle privilégiera la qualité à la quantité.
Pour que votre système fonctionne, il faudrait forcer toute la population y compris les bac+12, les présidents de la république etc.. à exercer à tour de rôle un métier pénibles (éboueur, caissier, jardinage etc..). De cette façon le médecin l’ingénieur ou se lui qui ne fait rien auront droit à leur tour de corvée., ainsi le travail pénible nécessaire au bon fonctionnement de la société sera réalisé par l’ensemble de la population et de façon obligatoire ( un peu comme dans une famille)
Chacun pourra alors disposer d’un revenu de base lui permettant de vivre convenablement, libre à celui qui souhaitera utiliser son temps libre pour s’instruire, prendre des responsabilités etc.. pour gagner d’avantage et ainsi accéder à un meilleurs niveau de vie.
Le problème n’est pas de trouver le moyen de financer votre système mais de prédire les effets psychologiques d’un revenu de base. On pourrait considérer le communisme comme l’expérience qui s’en rapproche le plus, or nous savons tous qu’il produit une société dénuée de progrès. la nécessité et mère de l’invention, sans contrainte, sans obligation, pas de progrès.
Un revenu de base qui permettrait de vivre sans travail (utile) sera catastophique, l’humanité (moi le premier) n’est pas assez disciplinée pour ça.