Ni la culture, ni l’anthropologie (ni la géographie : Turquie pour son
adhésion à l’U. E., Japon pour Cécile Duflot) ne sont cependant solubles
dans la politique d’une démocratie. L’acceptation du mariage pour les
esclaves ou les infidèles, les unions mixtes ou interconfessionnelles,
en faisant progresser l’égalité des droits, n’ont jamais dénaturé la
notion de mariage : union de deux êtres de sexes opposés ; ces réformes
se firent au contraire dans le respect intellectuel du sens du mot mariage, sans vider l’institution de sa substance pour la soumettre à un a priori universaliste. Pour Christiane Taubira, « les dimensions philosophiques et anthropologiques entourant le mariage [...] ne peuvent venir percuter l’exigence d’égalité. » (La Croix,
10 septembre 2012). Tout doit désormais être accessible à tous, sans
percussion, ou à personne : voilà la direction vers laquelle nous
allons. Il s’élève déjà des voix égalitaristes pour demander que
l’adoption et la procréation artificielle soient accessibles à tous les
couples, mariés ou non, et puisque que l’adoption est ouverte aux
célibataires, que la PMA le soit aussi ...