non, sûrement pas démoralisation mais régression massive aux allures morales.
mais là n’est pas votre question...
l’école ni l’université la plupart du temps ne préparent en rien, sur textes, à affronter un flux d’images, ni même à s’en tirer avec la « une » d’un quotidien, hélas... ce sont des logiques presque sans intersection ; un stage dans un atelier de peintre, comme au bon vieux temps, y serait bien plus utile...
que 58% disent ne pas y croire ne change rien à l’affaire de fond ;
un journal TV est travaillé à la seconde, image par image, mot à mot, la synchro, le global, symbolique, métaphorique, enchaînements, associations d’idées, suggestions... une armée derrière...
que peut le meilleur doctorant de je ne sais quoi face à cette purée dévastatrice ? pas grand chose, car le plus souvent, il se fera embobiner, pour ne pas dire plus techniquement entuber, bien ailleurs que là où il aura cru se satisfaire d’avoir déjoué - puisque cela aussi... c’est calculé - on ne prend pas un gros poisson sans soigner son appât.