Sur le plan technique/écologique cet article repose sur un préjugé erronné : L’auteur se figure que les livres sont de gros consommateurs de papier.
Il n’en est rien. Le papier fabriqué dans le monde sert, pour l’essentiel, à fabriquer des emballages et des produits d’essuyage : Serviettes en papier, couches-culottes etc. Du petit pourcentage restant, dit papier pour impression-écriture, la part du lion sert à imprimer la pub qui innonde nos boîtes aux lettres, les magazines, les affiches. Défalquons encore le papier pour imprimantes. Pour l’édition il ne reste qu’une infime fraction de la quantité initiale. Ayant quitté le métier je n’ai plus de chiffre précis en tête, mais pour fixer les idées je dirais que l’industrie du livre consomme moins de 0,1% de la quantité de papier fabriqué : Sur un kg de papier, un seul gramme sert à faire des livres.
Par conséquent la suppression éventuelle du livre papier ne risque pas d’avoir le moindre effet sur la déforestation.
Mais il est facile de proposer une mesure qui ne coûte rien à l’immense majorité de ceux qui ne lisent jamais, surtout quand on ignore qu’elle sera totalement inefficace.
Il serait beaucoup plus efficace de réduire les emballages, les papiers d’essuyage ou la pub, car ce sont d’énormes consommateurs de papier... mais de très gros intérêts sont en jeu et ces produits sont si bien installés dans les réflexes de consommation !
Il faudrait pour cela un pouvoir et surtout un courage qui manquent cruellement à nos décideurs.