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volt 13 mai 2013 12:11
volt

c’est comme la sensation de trouver enfin les bonnes lunettes, la jouissance du bon téléscope, sans flou, enfin la vision sans fioritures, les mots exacts, même si parfois un peu méchants ou méprisants, pour dire l’intuition : en matant les images de toutes ces manifs, je sentais que des vieux oui, mais je me disais hasard des prises de vue, et puis ce respect du vieillot, de la tignasse blanche, sans parler de cette vaste impression de ressassement à lire et écouter tout ça.

conséquence certaine oui : la scène accaparée depuis toujours, le même film de plus en plus inadapté, on a juste ajouté le mot dette, dette is wrong, dette is ok, dette is beautifull, dette is my daughter...
le fond de l’affaire est encore plus cocasse : car cela signifie que depuis... mais des décennies quoi, le vrai bled est parti, le plancher manque, et c’est de légèreté caractérisée qu’ils flottent encore... terrible vision fantomatique ou une bonne bouchée de spaghettis d’origine, genre australopithèque, fait retomber toute la flottille dans le gémissement de fond, ô douleur du livret ah, ô inanité première de tout l’échafaudage, seul debord avait vite vu pour se casser vite fait, dès 68.
restent les conséquences du blabla en question : c’est donc un vaste système de voilures de plus en plus inopérantes aussi bien en discursif qu’en performatif direct, mais que se cache-t-il donc derrière la scène ?
vous évoquez un certain principe louvoyant presque, ce qui passe à travers les mailles, tout ce qui est capable d’ailleurs, mais c’est informe, inorganisé, etc. or ça n’en pense pas moins, et même si ça pense le moins, dans l’ensemble naturel ça reste mathématiquement un plus. Ce que vous n’analysez pas assez peut-être, mais les prochains épisodes viendront, c’est que cette démission n’est pas « en soi » une attitude, mais un vrai symptôme, autrement dit le fait que c’est vraiment une « cratie » de par le simple fait que tout l’espace du discours politique est phagocyté par ces conneries déjà vieillotes depuis au bas mot un demi-siècle, et que là est le vrai hold-up central, et qu’il vient à jour avec l’expansion médiatique early seventies qui est la béquille immédiate à la fois pour faire taire au plus vite 68 et prolonger ce poliçage à jamais, en débarbouillant les rébarbatifs et brossant les naphtalineux droitiers, ainsi de zitrone à poujadas on s’est offert le guy lux des techniciens de surface sans lesquels la prolongation définitive de la supercherie n’aurait jamais tenu.
une génération qui a obéi à l’injonction « la récréation est finie » était finie... d’office.
mais comme le dit hunter, attention, il ne s’agit pas d’une classe d’âge, il s’agit de mode de vie, si le mot « vie » est ici valable, mais silence, mon livret ah...



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