Avant de revenir sur ce billet, j’ai tenu à prendre connaissance des
séminaires de Lacan sur le sujet, grâce aux liens donnés par Volt et Loup Rebel.
Merci à eux.
Premier constat en lisant les commentaires : on y retrouve bien les deux
personnages de la « ballade bucolique », le sage et le docteur.
En effet certains intervenants se sont efforcés de porter leur regard au-delà
de la surface physique des trois anneaux pour tenter d’y voir les trois mondes
de l’allégorie, Réel, Symbolique, Imaginaire. Ils ont parfois exprimé leur joie
d’avoir appris quelque chose de lumineux, comme ce fut le cas pour moi.
D’autres se sont comportés comme le docteur, s’efforçant d’analyser
scientifiquement ce nœud borroméen. Ils se sont heurtés à l’illusion d’optique
qui les a convaincu de détenir la vérité, alors qu’ils étaient trompés par
l’apparence d’un objet réel impossible. Parmi ceux-là, deux personnalités se
sont exprimées :
– Les plus humbles, prenant conscience que l’apparence d’un « objet réel
» peut tromper leur perception sensorielle en inscrivant dans leur imaginaire
autre chose que ledit réel, se sont prouvé à eux-mêmes leur capacité à une
réflexion philosophique.
– Les plus susceptibles se sont sentis humiliés de s’être fourvoyés, et ont
réagi émotionnellement par des propos parfois « méchants et méprisants », incapables de
tirer le moindre enseignement de ce qui avait trompé leurs perceptions
sensorielles, submergées par la douleur narcissique d’un égo blessé.
Le commentaire de Rocla Hadoc et la réponse de Loup Rebel résument
admirablement l’allégorie des trois mondes.
Merci, merci encore, merci à tous, et pour ceux qui croient ou ne croient pas en
Dieu, passez un très bon week-end de Pentecôte, l’esprit sain (san té), et le cœur
débordant de joie.