À la relecture de votre message, je ne trouve rien
à rajouter si ce n’est que les stratégies perverses sont bien dues au
narcissisme primaire, assez facile à reconnaître avec un peu d’habitude en
raison du fait qu’elles sont très stéréotypées (je les ai nommé sans les détailler dans un de mes articles).
P.-C. RACAMIER disait : « Combien, pour un seul pervers accompli, faut-il
de pervers potentiels ou partiels, de pervers passagers ou manqués : c’est
ce que nul ne saurait et ne saura jamais dire » et il
rajoutait : « D’autant qu’il
faut d’emblée le dire : un brin de perversion narcissique ne nuit à
personne et même est-il indispensable à quiconque en vue de sa survie
sociale… » Ainsi, c’est bien la fréquence, l’intensité et la durée qui
permettra de discriminer le normal du « pathologique ». Le reconnaître s’est apprendre à l’apprivoiser et à le maîtriser pour ne pas devenir plus inhumain que ceux que l’on croit combattre. En ce sens, la perversion narcissique est une « force », un processus ou un mouvement.
Par ailleurs,
il est tout à fait courant de répondre à une agression perverse par une
agression perverse. Ceci ne fait pas de nous des pervers narcissiques pour autant. La différence entre les deux tient du seul fait que l’une
est proactive et l’autre réactive (cf. Le
match : Psychopathe Vs Pervers narcissique), mais cette subtilité est
ignorée par la plupart des observateurs qui ne perçoivent plus que le
conflit entre deux protagonistes sans distinction ni recherche de causes.
Paul-Claude RACAMIER avait également un aphorisme pour désigner le plus gros point
faible des pervers narcissiques. Il disait à leur sujet : « Tuez-les : ils s’en
fichent ; humiliez-les : ils en meurent ». Mais attention,
les pervers narcissiques n’ont pas la même notion du mot « humilier »
que vous et moi.
Et savez-vous qu’elle est la plus grosse humiliation que vous
puissiez leur faire subir ?
Suite au prochain épisode… 