Il n’y a aucun rapport entre le souhait du retour au programme du CNR et la prochaine signature bien concrète du Traité transatlantique.
Sauf qu’à l’époque de l’application du programme du CNR la France se trouvait placée directement sous l’hégémonie nord-américaine, et que dans le deuxième aussi mais sous l’asservissement préalable à l’Union européenne.
Sauf qu’à la Libération des forces populaires énormes soutenaient un programme progressiste, et qu’aujourd’hui on cherche vainement où elles sont et ce qu’elles soutiennent.
Dans le premier cas un programme progressiste et des forces pour le faire appliquer, dans le second, pas de forces mais un programme pour soi-disant les susciter. C’est l’histoire cul par dessus tête.
Quant à parler de l’heureux temps de la Résistance... ou de la Libération, qui furent suivis immédiatement du début de la guerre froide, il faut être armé d’un optimisme rétrospectif inoxydable et d’une clairvoyance prospective sans horizon.