Les tomates ne poussent pas dans le PC, mais leur arrosage, le plupart des traitements et même leur récolte et conditionnements sont automatisés (ou le seront) donc oui, les tomates, c’est à l’aide croissante des ordinateurs et des machines numériques qu’elles atterrissent dans l’assiette.
On produit la valeur par le travail, mais le travail consiste de plus en plus à la programmation et peut être effectué sur un moyen de production individuel. Ce que Marx n’avait pas prévu, c’est l’individualisation de l’outil, du moyen de production. Ou plutôt si, si Marx était vivant aujourd’hui, il serait sans doute un hackeur. En effet, son utopie, inspiré des Saint-Simon, Fourrier et Owen ressemble étrangement au monde d’aujourd’hui. Les moyens de production aux masses - c’est bien ce qui nous arrive, au grand dam des maîtres dirigeant qui sont tous complétement paumés face à la revolution numérique. En fait on l’a suivi, presque à la lettre.
Les usines seront, à terme, toutes robotisés. Mais il y a un nouveau truc qui pointe, aujourd’hui : l’impression 3D. Donc, à terme, plus besoin d’usines, on fabrique tout chez soi.
C’est peut-être ça le communisme ?
La désindustrialisation est évidemment une connerie, mais l’automatisation de la production vaut son pesant de cacahouètes. Le but recherché c’est évidemment la réduction du travail nécessaire pour survivre physiquement (la nourriture, le logement, la médecine) pour se consacrer à des tâches plus nobles et essentielles : construire le « vivre ensemble » sans se faire chier, comme le chante Michel Sardouille « la révolution, on la fera tranquilou ! » (mince, je n’arrive plus à retrouver le lien, ces cons ont du les enlever de YouTube pour des questions du droit d’auteur !!!).