Point 7 : voir audition de Jean-François Rocchi le3 septembre 2008 sur les demandes des liquidateurs à la Cour d’appel suite à l’arrêt de cassation :
"Or, dans les écritures que les liquidateurs du groupe Tapie produisent
devant cette Cour d’appel, en juin 2007, apparaît un fait étrange et
nouveau : au lieu de demander, comme ils le faisaient d’habitude, la
compensation plus ou moins intégrale de la plus-value qu’ils estimaient
« avoir été abusivement captée par la banque », ce qu’ils appellent la
« revente au double » – je mets des guillemets ; c’est leur thèse –, ils
demandent la compensation du préjudice qu’ils auraient subi par une
somme, certes extravagante mais inquiétante, partant de la valeur
d’Adidas au moment où les écritures sont produites. L’entreprise ayant,
entre-temps, été recédée par M. Louis-Dreyfus à de nouveaux
actionnaires, elle est assez prospère et vaut, à ce moment-là,
9 milliards d’euros en capitalisation boursière à la bourse de
Francfort. Or le groupe Tapie détenait 78 % dans cette société. Le
calcul est simple à faire : il est question de quelque 7 milliards
d’euros."