Bonjour Chalot,
Je ne confonds pas. Dans le premier cas, la souffrance est mentale, dans le second, elle est physique.
Mais, une question toute personnelle : seriez-vous capable d’arrêter vous-même, de vos propres mains, la vie de l’un de vos proche, de l’un de vos enfants, de votre épouse ou de votre compagne, de votre père ou de votre mère ?
J’ai bien écrit là : vous-même, sans demander à une équipe médicale ou à quiconque...
"...et qu’il sait qu’il n’y a aucune alternative que celle de pouvoir « tirer sa révérence »
Comment peut-on être sûr qu’il n’y a aucune alternative ? La nature nous étonne parfois.
Chalot, j’admire votre opiniâtreté en ce qui concerne la laïcité, le social et le don de votre personne à autrui. Je ne voudrais pas que vous jugiez mon opposition d’aujourd’hui comme un refus de vos idées en général. Simplement une petite remarque : lorsque l’on aime l’autre, l’humain, la vie et l’intégrité de la personne qui vous ressemble, qui soufre et aime comme vous, comment peut-on accepter de décider de sa vie ou de sa mort ? Comment peut-on accepter de le considérer comme sa créature dont on décide s’il a le droit de vivre ou de mourir ?
Ne m’en veuillez pas Chalot, je ne pourrai jamais me faire à l’idée de l’euthanasie. Et ce n’est certes pas par conviction religieuse.
Cordialement.