• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Signaler un abus

Pingouin094 18 juillet 2013 10:47
Pingouin094

Quand on parle d’Euro, on parle de deux choses différentes, aujourd’hui intimement liées :

* L’existance d’une monnaie unique et d’une Banque Centrale commune à plusieurs pays,
* La politique monétaire menée par cette Banque Centrale.

Les réticences vis à vis de l’Euro que partagent nombre d’entre nous sont-elles dues à la simple existence d’une monnaie unique ou plutôt à la politique monétaire menée par la Banque Centrale. Et avec une autre politique monétaire, l’Euro serait-il viable.

Concernant la Grèce par exemple. Si elle avait eu la Banque Centrale de Grèce comme prêteur de dernier ressort, cette Banque Centrale aurait-elle eu la capacité de lui prêter suffisament d’argent pour éponger ces dettes. Rappelons quand même qu’il s’agit de « faire tourner la planche à billet », avec un risque majeur d’inflation incontrolée si on en abuse.
Maintenant, si la BCE avait dès le départ décidé de prendre à son compte le poids de la dette grecque, non seulement eu égard au budget de l’UE, cela aurait été négligeable et l’UE peut tout à fait se permettre de « faire tourner la planche à billet » pour éponger les dettes de la grèce sans effet inflationiste notable à son échelle ; mais en plus cela aurait eu un effet majeur sur les marchés financiers et aurait protégé les autres pays de l’UE des attaques des marchés financiers, avec un bénéfice notable pour tous.

La Grande Bretagne peut parler tranquillement de sa monnaie nationale. Avec la City comme place boursière mageure dans le monde, elle risque assez peu une attaque massive des marchés financiers contre sa monnaie.
Il n’en va pas de même d’autres pays européens, qui pour protéger leur monnaie des attaques des marchés financiers ont bien besoin d’avoir une monnaie unique et la « force de frappe » qui va avec. A condition bien sûr que cette monnaie unique ait cette « force de frappe », c’est à dire une politique monétaire intelligente, la même que celles des pays qui ont conservé leurs monaies nationales : la Grande Bretagne, les USA, le Japon par exemple.

Ce n’est pas l’existence de l’Euro qui est un problème, c’est la politique monétaire de la BCE. Dans le meilleur des mondes, il faudrait pouvoir garder une politique monétaire commune, mais avec une BCE non indépendante, qui agisse pour dévaluer la monnaie si nécessaire ou à minima pour prêter aux états à taux réduit en faisant jouer la planche à billet.

Pour la possibilité de réformer l’UE en ce sens, lire mon billet « Réformer l’UE ? Nous, on peut ».



Palmarès