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Bulgroz 20 juillet 2013 19:32

Réponse de la banque de France (suite)

"Compte tenu du poids déjà très important des avoirs en dollars et du fait que ce sont désormais les réserves de change transférées à la Banque Centrale Européenne qui servent en cas d’intervention de change (les avoirs de la Banque n’étant appelés qu’en cas de besoin de reconstitution de ces dernières), le produit des cessions d’or a été réinvesti dans d’autres devises afin de diversifier le risque de change et limiter l’exposition au dollar (la Banque de France supportant également, pour sa quote-part, le risque dollar porté par la BCE). Contrairement à ce que laisse entendre la Cour, cette politique de diversification a eu les effets escomptés en évitant de concentrer les risques sur une seule devise : ainsi les moins values de change enregistrées sur le dollar en 2007 (2,3 Md€ après 1,3 Md€ en 2004) auraient été encore plus importantes si les cessions d’or avaient été réinvesties en dollars ; de même, les moins-values latentes enregistrées sur le sterling en 2008 (1,8 Md€) sont à mettre en regard des plus-values latentes sur le dollar de 1,1 Md€ observées la même année. À fin 2011, les plus-values latentes s’établissent à plus de 5 Md€ et sont d’un montant équivalent aux moinsvalues latentes observées sur la période 2007-2008.
Enfin, la modification des règles de fonctionnement des réserves de réévaluation des réserves en or et en devises, qui a permis d’affecter les plusvalues réalisées sur les cessions d’or à la réserve de réévaluation en devises au lieu de la réserve de réévaluation des avoirs en or, constituait, contrairement à ce qu’indique la Cour alors qu
’ une décision de bonne gestion dans la mesure où le programme de cession d’or s’est traduit par une augmentation importante des avoirs en devises simultanément le risque sur les avoirs en or diminuait."

Cour des comptes
Rapport public annuel 2012 – février 2012



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