Disons que s’il y’a un « trou » dans le ballast sous l’éclisse, qui fait que ça danse énormément au passage d’un train, on peut imaginer que les boulons subissent une force de cisaillement au passage de chaque essieu, difficilement détectable par une simple observation visuelle comme lors de la tournée du 4 juillet et que ça finisse par les faire rompre.
C’est une des hypothèses actuelles, mais à confirmer bien sûr.
L’éclisse s’est retrouvée au coeur de l’aiguillage car elle était conçue pour être au bord de l’aiguillage. DOnc, en pivotant sur elle-même sur le seul boulon qui a tenu, elle est arrivée dans le coeur de l’aiguillage.
Si l’éclisse avait été implantée 50 cm plus loin du coeur de l’aiguillage, en pivotant sur elle même, elle serait tombée sur le bord du rail et non pas sur le coeur de l’aiguillage, et il n’y aurait pas eu le même drame, juste un gros retard de train.
Pourquoi elle s’est retournée ? Pas d’explication à part « pas de chance »... Dans tous les accidents ferroviaires, il y’a un moment de « pas de chance ». Quand on a de la chance, il n’y a pas d’accident, et le public n’en entend pas parler ...
