Je pense que la société marchande ne se fout pas tant que cela de la démocratie, qu’elle s’en ai saisi pour la vider de sa substance et s’en faire un manteau.
J’ai une expression que j’affectionne : le capitalisme enfile et agit la démocratie comme un gant. Essentiellement par l’instrumentalisation du nombre.
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Quelques mots sur le commun : êtes-vous d’accord pour dire qu’en matière sportive, une fois les règles fixées, le public admet et reconnaît sans sourciller et de concert le mérite et le talent ? Eh bien je persiste à croire qu’il n’y a pas que dans le sport que ça fonctionne comme ça. Le seul véritable frein à cela en politique est le fait que, malgré ce que nous amène à penser l’air du temps, chacun sait que la politique est un domaine particulier, celui qui chapeaute tous les autres, et qu’il y a donc plus de risque à reconnaître des Périclès en politique que des Platini dans le sport. Les Périclès peuvent conditionner l’existence de Platini ; l’inverse est normalement impossible.