@ Genséric, un réel plaisir de lire votre article. Quelques réflexions...ou plutot intuitions...
Le chameau était le destrier ancestral des peuples du désert, devenus envahisseurs avec l’Islam. Sa supériorité en conquetes sur la roue vient de son coté tout terrains, cailloux cassant essieux comme sables ou les roues s’enlisaient, et de sa polyvalence : de bete de somme valant une charrette, une fois déchargé il devenait coursier de razzias. Et, de nos jours, que voit-on du Maghreb à l’Arabie ? Sa réplique motorisée, le 4x4 pick up, qui une fois déchargé de sa marchandise supporte aisément une mitrailleuse lourde voire plus, et passe partout. A mon sens l’Islam a vaincu le Maghreb parce qu’il a surgi comme une nuée se défiant des routes, imprévisible.
Je suis plus réservé quand à son influence sur l’urbanisme, hors caravansérails. Et si tout simplement les ruelles étroites aux murs hauts venaient de la nécessité de se protéger de la chaleur, abriter du soleil, et garder une certaine fraicheur ? Les souks existaient bien avant les Romains et lui ont survécu.
Les Arabo-Islamiques n’ont pas ignoré la roue, bien au contraire ils l’ont technologiquement ameillorée, et ceci à travers les Norias, pour leurs besoins en irrigation. Leur science à ce sujet confine à l’art. Et si cela n’est pas du mécanisme...
Mais vous avez raison, il s’est produit une incompréhensible rupture à la fin du Moyen-Age, ou un Mohamed di Vinci , peintre et stuccateur de mosquées, n’a pas gribouillé les plans d’un hélico. ou plus tard un Ali Ben Mongolfier n’a pas eu l’idée de faire voler un tapis volant à l’aide de ballons, et ou un Abdel Watt n’a pas boosté sa noria à la vapeur, et ensuite d’autres installant des rails dans les mines (mais l’esclave coutait si peu cher qu’à quoi bon ?)
Pourtant, cette civilisation en avait sous le coude. J’attends avec impatience, @Genseric, votre prochain article analysant leur maitrise de la navigation et des nombres, là aussi troublante quand on sait ce qu’il est ensuite advenu.
Merci, cordialement , de m’avoir fait réagir.