Si elle
sort de la zone euro, la Grèce, comme l’Argentine début 2002, aura
besoin de se mettre en défaut sur sa dette extérieure qui sera
impayable avec une nouvelle monnaie fortement dévaluée. Le château
de cartes de l’euro devrait s’écrouler devant un tel événement qui
semble inévitable même si tout est fait pour retarder sa survenue.
Quand ce défaut interviendra il coûtera d’autant plus cher aux
créanciers publics et privés de la Grèce, dont la France qui aura
des dizaines de milliards d’euros de perte, qu’ils auront continué
de prêter de l’argent à un pays insolvable pour le maintenir à
tout prix dans l’euro, alors qu’il fallait constater sa faillite dès
le début, le sortir de l’euro, et mettre un terme à l’expérience
de la monnaie unique en essayant de limiter la casse. L’euro, en
effet, n’est pas viable. Certains économistes imminents dont Milton
Friedman le savaient déjà en 1998. Voir le lien ci-dessous pour
rappel de son argumentation :
http://www.contrepoints.org/2012/07/31/92198-milton-friedman-avait-prevu-la-crise-de-leuro