@ Fergus
Il s’agit bel et bien de guerres de religion.
Il n’y a pas de naïveté chez leurs acteurs dans le fait de ne pas avoir dépassé en idées les conditions idéologiques de leur époque.
Les chef spirituels des rébellions n’étaient pas de cyniques manipulateurs, et les masses qu’ils entraînèrent n’étaient pas composées de naïfs.
Il s’agissait pour les premiers de penseurs authentiques, et pour les secondes de bourgeois ou de plébéiens ou de paysans au bon sens bien rassis.
Les uns et les autres pensaient et contestaient le pouvoir féodal, religieux depuis des siècles, avec les moyens de leur époque.
Ainsi, les hommes faisaient leur histoire, mais ils ne savaient pas l’histoire qu’ils faisaient.
C’est l’historien qui, bien plus tard, en éclaire le sens.
C’est pourquoi j’ai pris en exemple la doctrine de la prédestination de Calvin : il ne pouvait être conscient du fait qu’elle reflétait la condition de l’homme soumis aux lois du marché naissant, puisque c’était le bain dans lequel il vivait comme naturel, - ce que la doctrine faisait cependant, puisqu’elle rencontra une puissante adhésion chez les bourgeois.