Si je comprends bien, une fois le mot « privatisé » prononcé, pour vous, plus aucune nuance n’est possible. Le propriétaire d’une entreprise « privée », c’est le grand capital, sans nom, sans visage, sans conscience. Pourtant, l’Etat est un actionnaire bien identifié, ayant tout pouvoir pour imposer à l’entreprise la direction qu’il lui plait. Et s’il n’a pas conscience, ça prouve que la différence entre le privé et le public est bien moins tranché qu’il ne vous plait de le croire.
Si ce cas doit être un « cas d’école », c’est plus pour la théorie des choix publics de Buchanan que pour les doctrines étato-socialistes.