Et à quel camp j’appartient je vous prie ?
Pas à celui des interventionistes en tout cas.
Mais à t’on le droit de dire du mal de l’ultra-capitaliste, légèrement autoritaire et impérialiste sur les bords Poutine sans être aussitôt taxé d’être un suppôt de l’ « Empire » ?
Le gris existe-t-il où la seule question est qui est le Gentil et qui le Méchant... Que les USA soient les « méchants » (ça, on est relativement d’accord) suffit il à dépeindre Assad en « gentil » injustement agressé ?
Quand à l’intérêt d’Assad d’utiliser les armes chimiques, je lisais peu après l’attaque un article du Figaro (aïe, c’est mal) émettant une hypothèse : l’entrée en action de commandos d’élites de l’ASL formé et équippé par les forces spéciales US et israeliennes.
Si effectivement, 300 commandos d’élites de la rebellion se trouvait à moins de 5 Km du siège du gouvernement, à moins de 10 Km du palais présidentiel, que le régime ait voulu frapper fort peut se comprendre.
L’aspect « gagner la guerre » reste à démontrer. Effectivement, le régime a cesser de reculer. Mais deux mois après la bataille de Quousseir, où en est-on ?
* L’assaut majeur et final sur Alep par l’armée régulière n’a pas eu lieu,
* Les positions rebelles les plus avancées sont toujours à environs 5 Km du siège du gouvernement, à 10 Km du palais présidentielle,
* Malgré quelques « progrès » de l’armée sur le terrain, Homs autre cible symbolique n’est toujours pas « pacifiée » par l’armée régulière
* Si chaque camps a enregistré des victoires mineures faisant fluctué les lignes, on semble être plutôt sur un statut-quo
Les USA aussi étaient en train de gagner la guerre contre le Japon, la veille d’Hiroshima. Mais entre gagner la guerre dans 2 ans avec 100 000 morts supplémentaires et balancer une Bombe A, les USA ont choisi la bombe A. Est-il invraissemblable qu’Assad ait fait le même choix ? Car pour l’heure, même s’il était « en train de gagner la guerre », ça ne serait pas avant très longtemps et encore beaucoup, beaucoup de destructions et de pertes humaines.